Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la mise en berne des drapeaux sur l’ensemble du territoire national à la suite de la disparition du lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier Président de la Haute Cour militaire, du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que des membres de leur délégation.
Dans un communiqué rendu public ce samedi 26 septembre 2026 par le ministère de la Communication et des Médias, le Gouvernement précise que cette mesure prendra effet à compter du lundi 28 septembre 2026 et jusqu’à l’inhumation des disparus. En plus de la mise en berne des drapeaux, le Gouvernement annonce l’observation de trois jours de deuil national avant l’inhumation des victimes.
D’après le même document, émis par le ministère dirigé par Patrick Muyaya, cette décision intervient sur instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, présenté dans le communiqué comme Président de la République, Chef de l’État et Commandant suprême des FARDC et de la Police nationale congolaise.
« Les drapeaux seront mis en berne sur toute l'étendue du territoire national à compter du lundi 28 septembre 2026 et jusqu'à l'inhumation des illustres disparus. Le Gouvernement fera également observer trois jours de deuil national avant l'inhumation des illustres disparus » renseigne le gouvernement
Le Gouvernement annonce également l’ouverture d’une enquête destinée à déterminer les circonstances du drame. Selon le communiqué, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a déjà instruit l’ouverture de cette enquête « afin d'établir les faits, les circonstances et les causes de l'accident, conformément aux lois de la République ».
Face à la douleur suscitée par cette disparition, le Gouvernement appelle la population au recueillement et à la retenue. Il demande notamment de ne pas diffuser de contenus susceptibles de porter atteinte à la dignité des victimes ou d’aggraver la souffrance de leurs familles.
« Le Gouvernement invite la population au recueillement, à la retenue et à la dignité » souligne le communiqué, qui recommande également de s’abstenir de diffuser ou de relayer « des images ainsi que de tenir des propos susceptibles de porter atteinte à la dignité et à l'honneur des disparus ou d'accroître la douleur de leurs proches »
Le Gouvernement adresse enfin ses condoléances aux familles des victimes, à la famille judiciaire ainsi qu’aux FARDC, tout en exprimant sa solidarité envers les proches de l’ensemble des personnes disparues dans ce drame.
« Il s'associe à la douleur des proches de toutes les victimes de ce drame et les assure de la solidarité de la Nation tout entière » souligne le communiqué
Dans un communiqué, les Forces armées de la République démocratique du Congo ont confirmé la mort de ces deux officiers généraux, ainsi que celle de membres de la délégation et de l’équipage. Ils revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit, dans la province voisine du Kwilu. Les services de sécurité et les services techniques ont été chargés de déterminer les circonstances et les causes de l’accident, a indiqué le gouvernement provincial. Ils doivent également sécuriser le site, préserver les éléments utiles à l’enquête et faciliter l’identification des victimes.
Selon le président du conseil d’administration (PCA) de la Régie des voies aériennes (RVA), Tryphon Kin-kiey Mulumba, l’appareil, un Let-410 de la compagnie Tracep, immatriculé 9S-GUC et basé à Kinshasa-Ndolo, effectuait une rotation Ndolo-Kikwit-Ilebo-retour. L’appareil avait 16 personnes à bord, dont quatre membres d’équipage. Aucun survivant n’a été retrouvé. Parti de Kikwit à 11 h 45, il s’est écrasé vers 13 h 14 à Kenge alors qu’il faisait route vers Kinshasa. Il n’avait pas été coordonné au départ par Kikwit, et la tour de N’Djili n’a été prévenue qu’à 14 h 00 par Ndolo, précise Tryphon Kin-kiey Mulumba dans une publication sur son compte X.
La justice militaire congolaise perd ainsi deux de ses hauts responsables. Leur disparition intervient à un moment sensible pour cette institution, appelée à traiter plusieurs dossiers majeurs liés à la situation sécuritaire du pays
Clément MUAMBA