Le bateau qui fait l’objet de traçage suite à un cas possible d’Ebola embarqué de Kisangani est arrivé ce mercredi 5 août avant-midi, à Maluku à Kinshasa. L’engin avec à son bord quelque 200 passagers a été escorté par la force navale jusqu’à l’accostage au port de Maluku. Les autorités sanitaires congolaises cherchent à retracer les contacts d’un décès lié à la maladie à virus Ebola survenu à bord dudit bateau.
Sur place, une présence policière est remarquée pour assurer un encadrement et la sécurité. Des dispositifs d’accueil des passagers composés notamment de tentes sont érigés pour la prise en charge et l’isolement des passagers. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est également présente. L’agence onusienne a indiqué avoir renforcé en appui au ministère congolais de la Santé, les capacités de préparation au point d’entrée de Maluku, à Kinshasa, « en vue d’une éventuelle riposte » au virus Bundibugyo.
Dans ce rapport couvrant la situation au 3 août, le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) indique que trois nouvelles recommandations ont été formulées dans la province de la Tshopo, dont l’une porte sur « la traçabilité d’un décès MVE survenu sur un bateau parti de Kisangani entre le 19 et le 21 juillet ». Le document mentionne également « la résistance persistante des contacts à haut risque » d’un autre décès survenu à Kabondo ainsi qu’une pré-rupture d’équipements de protection individuelle et d’intrants de laboratoire.
Le rapport ne précise ni le nom du bateau, ni son itinéraire, ni sa destination, pas plus qu’il n’établit un lien avec une éventuelle propagation vers d’autres provinces. Il ne fournit pas non plus d’informations sur le nombre de passagers ou de contacts potentiellement concernés.
La Tshopo totalise à ce stade sept cas confirmés et cinq décès liés à Ebola, sans nouveau cas confirmé au cours des dernières 24 heures, selon les autorités sanitaires.
Dans leur analyse des principaux défis de la riposte, les autorités sanitaires identifient la forte mobilité des populations et le risque de diffusion fluviale et transfrontalière parmi les facteurs susceptibles de favoriser la propagation de l’épidémie, appelant notamment au renforcement des points d’entrée et de la coordination.