Lors du Space organisé ce samedi sur X par le journaliste Stanys Bujakera, Raphaël Katebe Katoto a affiché son soutien à l’action du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, estimant que le pays est engagé dans la bonne direction. Au terme de quatre jours de consultations avec différentes composantes de la société katangaise à Lubumbashi, il a également appelé à privilégier l’accompagnement des efforts du Chef de l’État plutôt que les manœuvres visant, selon lui, à le déstabiliser.
« Le pays est dans la bonne direction. Le Président de la République, à mon avis, fait de son mieux pour améliorer le quotidien des citoyens », a déclaré Raphaël Katebe Katoto.
Dans son intervention, il a dénoncé ce qu’il qualifie de manœuvres d’« intoxication » et de « manipulation » de la population. Pour lui, certaines initiatives politiques ne seraient pas motivées par la recherche de solutions aux difficultés que connaît la population, mais plutôt par la volonté de certains acteurs de retrouver des positions qu’ils ont occupées par le passé.
« Si nous sommes arrivés à cette situation et que la communauté, son quotidien n’est pas brillant, c’est à cause de ceux qui ont dirigé avant », a-t-il soutenu, invitant ceux qui aspirent à revenir aux affaires à dresser au préalable le bilan de leur passage aux responsabilités.
« Nous devons l’accompagner dans le bon sens », a-t-il déclaré.
Raphaël Katebe Katoto estime que la situation actuelle du pays nécessite davantage de mobilisation collective autour des efforts du Président de la République.
« Il y a le Président actuel qui est animé de bonne foi, nous devons l’accompagner dans le bon sens et pas seulement chercher des problèmes et à le renverser », a-t-il déclaré.
Une position qu’il a résumée par une interrogation adressée à ceux qui souhaitent provoquer une alternance avant terme : « Vous voulez renverser quoi ? Et revenir faire quoi ? »
Cette mise au point intervient au terme d’une série de consultations menées depuis mercredi à Lubumbashi par Raphaël Katebe Katoto auprès de différentes composantes de la société katangaise. Pendant quatre jours, il a échangé avec des notables, des acteurs de la société civile, des responsables religieux, des entrepreneurs, des jeunes, des femmes ainsi que des représentants de différentes communautés de l’espace Katanga. Plusieurs structures ont notamment pris part à ces échanges, parmi lesquelles Lwanzo Lwa Mikuba, la Dynamique des femmes leaders katangaises, la communauté métisse, FOHAKAT, Sakwa ya ba Kaonde, ainsi que d’autres organisations communautaires et sociales.
Les discussions ont porté sur plusieurs aspects de la vie dans l’espace Katanga, notamment la situation sociale, la sécurité, le développement, mais aussi la cohabitation entre les différentes communautés.
Des doléances compilées dans un mémorandum
Au fil de ces rencontres, les différentes composantes consultées ont présenté leurs préoccupations et formulé des propositions. Ces doléances doivent désormais être compilées dans un document de synthèse. Raphaël Katebe Katoto a annoncé qu'il va transmettre ce mémorandum au Président Félix Tshisekedi afin de lui faire parvenir les préoccupations exprimées directement par les communautés rencontrées à Lubumbashi. Le document devrait ainsi reprendre les principales difficultés soulevées durant les consultations, mais également les propositions et recommandations formulées par les participants.
Cette démarche intervient dans un contexte où les questions de cohésion sociale, de sécurité, de développement et de cohabitation communautaire demeurent au centre des préoccupations dans l’espace Katanga.
Une démarche axée sur le vivre-ensemble
Au-delà des doléances adressées au Président Félix Tshisekedi, ces consultations ont également mis l’accent sur la nécessité de préserver la cohésion entre les différentes communautés.
Pour Katebe Katoto, la stabilité du Katanga passe notamment par le dialogue et la capacité des différentes composantes de la société à se parler, à identifier leurs problèmes communs et à rechercher ensemble des solutions.
José Mukendi