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Le ministre de la Coopération internationale estime que la RDC peut concurrencer le Nigéria et son Nollywood

Lundi 14 octobre 2019 - 14:42
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ACTUALITE.CD

Pépin-Guillaume Manjolo, ministre de la coopération internationale, estime que la RDC peut rivaliser avec le Nigéria dans le domaine des industries culturelles et créatives. Il s’est exprimé ce lundi en marge de la reprise des travaux de construction du Centre Culture et Artistique pour l’Afrique centrale à Kinshasa.

« La culture se mange. Je peux vous dire aujourd’hui qu’il y a un pays africain qui a investi dans ce secteur,  c’est notamment le Nigéria. Le Nigéria a récupéré le théâtre de chez nous. Si vous vous souvenez dans les années, nous étions nous numéro 1, mais malheureusement, on n’a pas soutenu cela. Le Nigéria a récupéré cela et l’appelle Nollywood. Ça produit 11 à 12 milliards de dollars américains qui sont versés dans les comptes du trésor publics. Nous pouvons dépasser le Nigéria parce que nous avons une diversité plus importante que ce pays (…), a t-il déclaré.

Le Nigeria est la deuxième puissance cinématographique au monde en nombre de films produits par an. Son public régulier est estimé à 150 millions de spectateurs.

Le Centre Culture et Artistique pour l’Afrique centrale sera érigé dans la concession située entre le Boulevard Triomphal et les avenues Victoire et Saio, dans la commune de Kasavu-bu, en face du palais du peuple. Sur ce même site seront aussi érigés les bâtiments de l'Institut National des Arts (INA).

« On mange la culture, c’est un produit qui peut être commercialisé. Cette opportunité avec cet institut nous permet de mettre tout ça en musique, de légaliser, de coordonner et de charrier tous les bénéfices vers le trésor public », a t-il ajouté.

Lire: Kinshasa : le Centre Culturel et Artistique pour l’Afrique centrale aura deux salles dont l’une avec une capacité de 2000 places

C’est l'entreprise chinoise BEIJING URBAN CONSTRUCTION GROUP qui est chargée de construire ces bâtiments pour une durée de 30 mois et un coût évalué à 100 millions des dollars américains.

Ivan Kasongo

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