Inhumation après l'attaque de Rubaya  (Photo ACTUALITE.CD)

La MONUSCO annonce l’arrivée de ses forces à Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), après l’attaque meurtrière du week-end dernier qui a causé au moins 13 morts, selon le bilan officiel.

« Nous avons donné l’ordre à nos forces de se rendre à nouveau dans cette zone. La mission a dû avoir commencé aujourd’hui ou elle est imminente avec des partenaires civils de la MONUSCO. Tout simplement parce que l’action de la Force militaire seule ne produit que des effets temporaires et limités », a expliqué le commandant adjoint de la Force de la MONUSCO, le général Bernard Commins, au cours de la conférence de presse de la mission onusienne, ce mercredi, à Kinshasa.

Les circonstances et les raisons de cette attaque sont toujours aussi floues, même aux yeux de la MONUSCO.

« Les raisons qui ont amené ces massacres inexcusables ? Il y a sans doute des raisons. Quelles sont-elles ? Aujourd’hui, je ne les connais pas. Je crois qu’il est de notre devoir commun d’identifier les causes profondes qui conduisent à ce genre de situations dramatiques. Il est de notre devoir commun de travailler avec nos partenaires civils de la MONUSCO qui ont des responsabilités en la matière. Et au-delà de travailler avec nos amis congolais, pour pouvoir identifier les raisons et leur apporter des solutions qui s’imposent. C’est un travail de longue haleine et c’est un travail que nous ferons sans relâche », a-t-il ajouté.

A Rubaya, beaucoup expliquent cette attaque par l’absence de la MONUSCO dans cette région riche en coltan où opèrent plusieurs groupes armés dont les miliciens Nyatura.

« Oui, la MONUSCO a été présente dans cette zone pendant un certain temps. Oui, la MONUSCO connaît des réductions de budget qui se traduisent par des réductions d’effectifs. Oui, la MONUSCO a été amenée, depuis de nombreux mois maintenant, à quitter et à fermer un certain nombre de ses emprises. On ne le fait jamais de gaieté de cœur. Mais on le fait toujours en nous assurant que le relais sera pris soit par les forces de sécurité, soit par un système de réseau d’alerte sur lequel, j’insiste à nouveau, il faut que nous investissions davantage pour que l’information nous arrive le plus vite possible », a déclaré le général Bernard Commins.

La porte-parole de la MONUSCO, Florence Marchal, a précisé que la mission de protection va durer entre mercredi et samedi.

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