<b>Plusieurs chauffeurs de taxi en ville de Kinshasa se plaignent des multiples tracasseries routières depuis le début du contrôle technique le 2 avril 2018. Ils accusent les agents commis pour cette fin d’outrepasser la mission leur assignée par le gouvernement. </b>

Dans plusieurs arrêts de bus dans la capitale, les taxis se font rares. Quelques-uns qui sont  visibles font le phénomène demi-terrain, qui consiste à parcourir uniquement la moitié du trajet pour éviter d’atteindre les points où s’effectue le contrôle technique.

« <i>Je ne suis pas d'accord avec ce que font les agents de l’ordre pendant le contrôle technique. En réalité, qui dit contrôle technique, dit vérification de l'état d’un véhicule. Mais cela n'est pas le cas. Les contrôleurs exigent plutôt les documents supplémentaires tels que vignette, reçu de la banque sous peine de confisquer le véhicule </i>», explique Patrick Mboko, chauffeur d’un minibus ce lundi 23 avril.

Avis partagé par Mundele, chauffeur de Mercedes 207 qui suggère au gouvernement de réhabiliter les routes délabrées avant de procéder au contrôle technique.

« <i>Avant de procéder au contrôle technique, il fallait penser tout d'abord à réfectionner les routes. À quoi ont servi les frais de l'année passée? C’est la question qui nous pousse à ne pas vouloir payer les frais exigés cette fois</i> », a-t-il dit.

Ce contrôle technique impacte négativement le transport en commun à Kinshasa. Certains habitants, par manque de transport sont obligés de marcher pour rejoindre les lieux de travail.

<b>Cynthia Basele/Stagiaire UPN</b>

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