Evasion à Makala : L’ASADHO appelle à la réforme du système carcéral congolais

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) plaident pour la réforme du système carcéral congolais après l’évasion...

L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) plaident pour la réforme du système carcéral congolais après l’évasion des prisonniers, le mercredi 17 mai à Makala.

Dans un communiqué publié ce vendredi 19 mai, les deux organisations se sont dites vivement préoccupées par l’évasion et la mort de plusieurs détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, en date du 17 mai 2017.

« La prison de Makala est aussi le lieu où les injustices judiciaires ou politiques sont vécues par plusieurs Congolais. Plusieurs leaders politiques de l’opposition ou d’opinion y sont détenus à la suite des procédures judiciaires qui ne répondent à aucune règle d’un procès juste et équitable. Plusieurs personnes bénéficiaires des lois d’amnistie sont gardées dans cette prison illégalement alors qu’elles devaient être déjà libérées. Nos organisations constatent que le système carcéral congolais est encore en contradiction avec la Constitution et les instruments juridiques internationaux relatifs au traitement des prisonniers. Elles estiment que tant que le système carcéral congolais ne sera pas réformé, les évasions des criminels dangereux se produiront toujours », lit-on dans le communiqué.

Ces organisations déplorent les arrestations des innocents sans pièces d’identités pendant la traque des évadés par la police nationale et l’armée.

« … Il s’en est suivi la traque des évadés par la Police Nationale Congolaise et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo qui a déjà donné lieu à l’arrestation de plus de 200 détenus. Mais il y a lieu de signaler que cette traque donne déjà lieu à des abus en ce sens que certaines personnes innocentes qui ne sont pas en possession de leurs pièces d’identité, surtout les conducteurs des taxis-motos, sont arrêtées par les agents de l’ordre et assimilés aux évadés », poursuit le communiqué.

Environs 4191 sur 8074 détenus se seraient évadés de la prison centrale de Makala, le mercredi 17 mai dernier autour 4 heures du matin.

Roberto Tshahe (Stagiaire IFASIC)

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