Monsengwo dresse un tableau sombre de la situation du pays : « Nous sommes ignorés, bafoués, piétinés»

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya dresse un tableau sombre de la situation de la RDC. Dans son homélie qui sera prononcée ce samedi 15 avril 2017 à la...

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya dresse un tableau sombre de la situation de la RDC. Dans son homélie qui sera prononcée ce samedi 15 avril 2017 à la messe de Pâques dont ACTUALITE.CD s’est procurée en exclusivité une copie, l’archevêque de Kinshasa appelle le peuple à ne pas se laisser envahir par le fatalisme.

« Peuple congolais, nous nous sentons comme si nous étions un grain jeté en terre ; nous sommes ignorés, bafoués, piétinés. Nous vivons dans le pays un temps de confusion, d’obscurité, de désespoir. Mais nous savons qu’au plus profond de la nuit, l’aurore pointe déjà à l’horizon. Nous ne pouvons pas nous laisser envahir par le fatalisme. »

Il place Jésus-Christ au centre de l’histoire de la RDC.

« Nous avons l’assurance que le Christ ressuscité nous appelle à ressusciter avec lui. Le pays aussi doit ressusciter, c’est-à-dire quitter le vieil homme et revêtir l’homme nouveau. Le Christ est avec nous avec son pouvoir, son pouvoir d’amour. Il subit avec nous les situations d’injustice, de confusion, d’incertitude. Non pas pour y rester, mais pour nous en libérer. C’est lui le maître de notre histoire. Cette histoire nous la façonnons avec lui pour créer une société de vie meilleure, une société de vie digne de notre foi de ressuscité. »

Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya appelle à une nouvelle solidarité.

« En même temps, éveillons une nouvelle solidarité entre nous, soutenons-nous dans notre marche. Luttons pour une nouvelle société avec les armes de la vérité, de la justice, sans mensonge ni hypocrisie. Vivons en enfants de lumière. Donnons-nous la main pour que notre espérance soit une étoile qui nous guide vers le chemin du Ciel. »

Il y a deux mois, le Cardinal avait souhaité que le nouveau Premier ministre soit rapidement désigné afin de faire baisser la tension remarquée.

 » Nous invitons instamment les uns et les autres à faire preuve de sagesse, de retenue, d’esprit démocratique pour résoudre la question relative à la désignation du Premier ministre et aux autres questions connexes, en vue de décanter la crise qui ne fait que durer et risque de mettre en péril la tenue des élections prévues à la fin de cette année, selon l’Accord de la Saint Sylvestre dont le peuple congolais attend urgemment l’application », avait dit l’Archevêque de Kinshasa dans un message ce dimanche 19 février 2017. »

L’église catholique a été la cible, au début de l’année, des attaques pendant que le Dialogue sous la médiation de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) piétinait.

Dans le Kasaï central, une partie du Grand Séminaire de Malole avait été incendiée par des inciviques le samedi 18 février. Le 19 février 2017, la paroisse Saint-Dominique de Limete, à Kinshasa, avait été saccagée par une vingtaine de jeunes. Le même jour, la communauté des Pères Oblats sur la 10ème rue résidentielle, de la même commune de Limete, n’avait pas été épargnée.

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17 comments

  1. HOPE Répondre

    Oups!!!! L’heure arrive et il est déjà arriver ou le réveil du peuple congolais ne passera pas par une dictée politicienne mais par l’éveil et la conscience même du peuple congolais… je suis pas catholique mais je crois en ce que le cardinal a dit. Affaire à suivre!!! Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant dans la paix….

  2. taylor Répondre

    Merci tata cardinal nous espérons et croyons Dieu pour nous libérés et libéré notre pays du fanatisme, ainsi que de l’occupation étrangère dont nous sommes sujette.

  3. RODOLPHE Répondre

    Nous rappellons au cardinal que le diocèse de luiza constitue le grand cible de ces inciviques, 1/4 de paroisses de ce diocèse célébrés la sainte messe pascale.

  4. Chris Répondre

    Le cardinal a utilisé le mot fanatisme ou fatalisme? je crois que c’est plutôt le mot fatalisme qu’il a utilisé et non fanatisme.

  5. Pagot Répondre

    Prière corriger SVP, Mr le journaliste : … ne pas se laisser envahir par le fatalisme et non par le  » FANATISME  » !

  6. Jay Le Coq Répondre

    Il A Tout Vraiment Dit

  7. Pp Répondre

    La religion c’est l’opium du Peuple
    Ce beau message , un bom discours du Cardinal pour appaiser,calmer et dormir les esprits du Peuple Congolais.
    Aujourd’hui, les peuples Congolais récoltent les résultats de l’intervention de l’église Catholique étant facilitateur entre le gouvernement et l’opposition.Attention soyez
    vigilant vous ne savez pas le secret caché derrière ce message. Le monde attend des actes et non de discours.Le changement doit être maintenant.
    Plus rien ne sera comme avant.

    Observateur.
    PP.

  8. Wasso Répondre

    Recissite Des Morts,ce S’en Sortire Du Peche.L’amour De L’autre.

  9. trc Répondre

    C’est fort. Débout congolais

  10. bobo Répondre

    Le moment viendra où la population n’aura plus besoin d’un mot d’ordre, JKK se croit plus fort parce qu’il est entouré des militaires rwandais mais il oublie que ce pays a plus de 80 millions d’habitants, la constitution lui a donné l’opportunité de rester au sénat le reste de sa vie mais il a opté d’aller s’exiler ou à la CPI entre temps les MENDE et consorts vont rester pour flatter encore l’autre président qui va lui succéder, il y a tellement les gens qui ont la mémoire courte pas possible

  11. KATUMBA KATUMBI Répondre

    Quelque soit la longueur de la nuit le soleil apparaitra dans notre cher et beau pays au non de Jesus.

  12. Djino Répondre

    Une distraction pure et simple. Il devait être là pour trancher si l’accord que se réclame la majorité a été appliqué selon le text que son organisation la CENCO avait écrit. Just dire que Kabila EST sorti de l’esprit de l’accord devient une affaire d’enseigner la moral et de prier Dieu? Une homélie Pascale manquée!

    1. Jc Répondre

      Ne pense que le cardinal et la CENCO doivent se substituer à la place de nos politichiens et prendre des décisions. Tshitshi avait exhorté de nous prendre en charge.

  13. Mark Répondre

    On a donné la chance à l’église chatolique via la CENCO. Ils ont foutu la merde. Ils ont bercé les congolais pour que Kabila franchisse la cape du 19 decembre en douceur. Mosengo n’a rien fait. Ils sont tous complices de cette situation. Mise go et ses évêques ne sortiront jamais propre dans cette affaire.

  14. Mark Répondre

    Mosengo et ses évêques ne sortiront jamais propres dans cette affaire. Ils avaient la chance d’aider arrêter la folie de Kabila. Par contre, ils l’ont couvert avec un fantaisiste dialogue pour glisser sans que les Congolais fassent une révolution populaire.
    On en a assez avec les discours beureux.

  15. Lambert Phuati Nzita Répondre

    Travailler pour la « PAIX » en RDC exige qu’on parte de l’état de la question ou de la crise politique et, en fonction de celle-ci, faire des propositions de sortie de crise qui portent en elles les germes d’une paix profonde.

    1. L’état de la crise politique
    La première réalité politique qui pose problème en RDC est le fait que pendant cinq années d’exercice du pouvoir le Président de la République, le gouvernement qu’il a nommé et les institutions spécialisées n’ont pas pu organiser les élections à tous les niveaux et surtout l’éléction présidentielle.
    La deuxième réalité est que malgré la fin de son mandat telle que prévue par la Constitution, le président sortant s’est maintenu au pouvoir. Il s’agit pour lui, dès ce moment, d’exercer le pouvoir au mépris des dispositions constitutionnelles et de tomber par le fait même dansl’illégalité et dans l’illégitimité.
    La troisième réalité, selon l’actualité des faits, est le rejet par le Président de la république et la majorité qui le soutient de l’accord du 31/12/2016 négocié et signé sous les bons offices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). En effet, en nommant comme premier ministre une personnalité dont la candidature à ce poste de résponsabilité n’a pas été formellement présentée par le « Rassemblement de l’opposition » tel que le stipule l’accord, le chef de l’Etat s’est soustrait à celui-ci. Par ailleurs le recours, dans l’acte de nomination, à la constitution, qui n’est plus la base juridique de l’exercice de son pouvoir, et à l’accord de fin décembre 2016, auquel il s’est pourtant soustrait, le Président de la république a accentué gravement la crise politique dans ce pays.

    2. Quelles solutions pour résoudre la crise et bâtir la paix?
    A ce jour l’accord du 31/12/2016 constitue le seul texte politique qui permette d’tténuer l’intensité de l’illégitimité institutionnelle et politique ambiante. Dans la mesure où toutes les parties qui ont négocié et signé ce texte sont d’accord avec son contenu, seule sa réhabilitation permettra de baisser la tension politique dans le pays. Pour y parvenir je préconise ce qui suit:
    1°/ pour la majorité présidentielle et le rassemblement de l’opposition
    – la finalisation et la signature de l’arrangement particulier
    2°/ pour le Président de la république et sa majorité
    – l’abrogation de l’ordonnance de nomination du premier ministre
    – l’arrêt de toutes les opérations électorales en cours à la CENI puisque se déoulant sans la présence et le contrôle des représentants de l’opposition
    3°/ pour le Rassemblement de l’opposition
    – la désignation par des moyens démocratiques (élection ou désignation à l’unanimité) des personnalités devant assumer les responsabilités lui revenant selon l’accord
    – la transmission, via la CENCO, de candidatures des élus ou des « désignés unanimes » au bureau du Président de la république en vue de leur nomination
    4°/ pour le Rassemblement de l’opposition, le premier ministre, le Président de la république et la majorité présidentielle
    – l’approbation d’une collaboration fonctionnelle indispensable à la bonne marche des affaires de l’Etat
    – la fixation des séquences d’opérations à mener en vue de l’organisation effective de l’élection présidentielle

    (à suivre. Près à la discussion)

  16. bin Répondre

    COMEDIE TOTALE.CETTE EGLISE NOUS FAIT VOIR DE TOUT COULEUR. ILS SONT PREMIERS A DENONCER MAIS ILS ONT LA MAIN-MISE DANS LA DESTRUCTION;MALUMALU; MONSEGWO DE TROISIEME VOIE A LA CNS, ETSOU;…………D’AILLEURS LEUR PAPE A DEJA DIT QU’IL FUIRA SES BREBIS EN JUILLET-AOUT A CAUSE DE KABILA QU’IL A LUI MEME RECU AU VATICAN. COMEDIE SIMPLE;LE PAPE EST LE PREMIER A BAFOUE LE PEUPLE CONGOLAIS QUI CONSTITUE LES BREBIS[LE MAUVAIS BERGER FUIT SES BREBIS DANS L’ADVERSITE DU LOUP].EGLISE CORROMPU QUI NOUS POUSSE VERS LEUR PLAN B DE MONUSCO DIABOLIQUE.