Primature: La Cenco compte rencontrer Kabila ce week-end

Selon le secrétaire général intérimaire de la Cenco Donatien N’shole, les évêques souhaitent échanger avec le chef de l’Etat ce weekend, question de tenter un dénouement du blocage....

Selon le secrétaire général intérimaire de la Cenco Donatien N’shole, les évêques souhaitent échanger avec le chef de l’Etat ce weekend, question de tenter un dénouement du blocage.

« Nous comptons échanger avec le chef de l’Etat cette semaine même. Le blocage persiste encore entre la Mp et le Rassemblement, il y a vraiment nécessité de rencontrer le président de la République » a déclaré l’abbé Donatien N’shole.

Ce dernier, indique en outre que : « Si jamais le président Tshisekedi avait laissé le nom du candidat premier ministre au président de la Cenco, la primeur est réservé au chef de l’Etat » a-t-il dit

Le Rassemblement par la voie de Delly Sesanga a affirmé jeudi 16 février, avoir confirmé aux évêques le nom de Felix Tshisekedi comme candidat premier ministre tel que laissé par Etienne Tshisekedi.

Raphael Katebe Katoto frère aîné  de Moise Katumbi et l’un des cadres du Rassemblement  s’oppose Cependant à cette affirmation et se pointe également comme candidat premier ministre.

La Majorité présidentielle de son coté, se réserve de poursuivre les discussions avant l’inhumation d’Etienne Tshisekedi, mais exige toujours au rassemblement de proposer 3 noms au chef de l’Etat pour la primature.

A l’heure actuelle, seul le chef de l’Etat (Joseph Kabila) semble être le maitre du jeu.

Stanys Bujakera

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6 comments

  1. Daniel Makila Kantagni Répondre

    DEUX ERREURS GRAVES QUE NE PEUT SE PERMETTRE LE PRÉSIDENT JOSEPH KABILA

    1. Le Président de la république ne peut passer outre l’esprit et la lettre de sa propre ordonnance convoquant le dialogue. L’objectif assigné au dialogue consiste à réunir toutes les forces politiques et sociales du pays en vue de réfléchir positivement sur l’organisation dans les conditions requises des futures élections, voulues cette-fois ci crédibles, démocratiques, transparentes et apaisées.

    En confiant cette mission à la CENCO, le président de la république n’a nullement transféré à cette structure de l’église quelconque prérogatives constitutionnelles. Pas plus qu’il ne l’a attribué des compétences dans l’ordre constitutionnel du pays. Or, en observant la tournure prise par les négociations du centre interdiocésain, deux choses s’observent : La première, le dialogue tend à se substituer aux institutions de la république en décidant sur des matières qui relèvent de la constitution. La deuxième, alors que le rapport du dialogue doit être remis impérativement à son initiateur, pour en tirer les conséquences constitutionnelles qui s’imposent, l’impression qui se dégage est que le président de la république est mis dans une position de soumission et d’acceptation sans autre forme de procès, face à un coup de force qui se dessine au sortir de ces assises.

    2. Contourner la stricte application de l’article 78 de la constitution qui stipule :  » le président de la république nomme le premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celles-ci (conditions de fonds). Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du gouvernement (conditions de formes). Si une telle majorité n’existe pas, le président de la république confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. La mission d’information est de 30 jours renouvelable une seule fois (conditions de forme et de fond)… Cette disposition est claire et complète. Je ne comprend pas en quoi les assises du centre inter-diocésain se sont-elles taillé des compétences régaliennes au point de se substituer à la constitution pour décider des critères du choix du premier ministre de la république, alors que la constitution y consacre dans l’article ci-dessus toutes les conditions requises de fond comme de forme. En clair, l’erreur fatale serait que la CENCO, en lieu et place de la majorité parlementaire, emmène au chef de l’État un chiffon sur lequel est griffonné le nom d’un candidat unique que le président doit nommer premier ministre, à laisser ou à prendre. Même en Belgique et en Israël, deux pays où l’instabilité gouvernementale est chronique, tout commence par la formation des alliances pour gouverner ensemble, sur base des programmes et idées communs. Si un premier ministre est proposé dans un camp, il doit absolument solliciter l’alliance des autres forces politiques en vue de s’entendre sur la création d’une majorité parlementaire. Le contraire n’est pas démocratique et n’existe nulle part. Ezalaka te

    1. Blicko Répondre

      Voilà au moins quelqu’un qui raisonne…

      Félicitations Daniel. notre pays a besoin des gens qui réfléchissent comme tu viens de le faire.

      Je ne suis pas membre de la mangeoire présidentielle ni du rassemblement des opportunistes. je suis révolté de voir ces opportunistes, y compris les seigneurs de la Cenco prendre notre pays en otage. ils ont étouffé la volonté populaire de pouvoir reprendre son destin le 19 dec dernier et se sont ^tous rendus coupables de glissement…

      il n’y aura aucun changement au Congo tant que nous, le peuple, nous laisserons manipuler par les prêtres de la Cenco et les opportunistes et autres mangeurs (présidentiels soient-ils)

    2. Daddy Répondre

      Relisez juste l’accord du 31/12.
      Posez-vous la question de l’opportunité de cet accord.

  2. Serge Répondre

    Mr Daniel, c bien beau ta dissertation mais il ne faut pas oublier que nous sommes dans une période particulière ou il faut de mesures spéciales pour sauver la constitution qui a déjà été VIOLÉE avec VIOLENCE par la non organisation des élections.
    Son mandat étant le seul à être limité«…5ans une seule fois renouvelable,…»
    LES DIALOGUES dont nous faisons allusion aujourd’hui ont quelle assise constitutionnelle?
    u est ce que la constitution permet au chef le seul mandat limité ds notre constitution est celle du chef de l’État;«…5ans une seule fois renouvelable»
    Le chef à déjà commis une très grave erreur,celle de pas sanctionner ceux qui sont à la base de la non organisation des élections s’il était vraiment le garant de la nation,
    La 2ème erreur,il convoque un autre cadre législatif en dehors du parlement et cautionné de nommer un 1er ministre de l’opposition
    Laissez lui en commettre en commettre d’autres pourvu que nous revenions à la constitution à travers l’organisation rapide des élections paisibles

  3. Sagesse Répondre

    SVP MR Daniel ne crachez pas sur ces braves évêques qui ont sauvé le pays de déstabilisation par ce 2e dialogue.
    1. Les élections n’ont pas été organisée. Qui devrait garantir sa faisabilité. Pourquoi ne l’a t il pas fait? Quelle sanction pour ça. ..?
    2. Le président est hors mandat.
    3. Aujourd’hui il tire sa légitimité de ce dialogue.
    4. Les Abbés et les politiciens de gauches et de droites ont été sages en trouva un accord le 31 pour éviter le chaos à cette date. Bravo aux Président de la République et aux hommes politiques.
    5. Cessez d’induire les gens en erreur par des fausses dissertations.
    6. La richesse d’une nation c’est le homme. Des hommes sages et intelligents. Notre pays en a besoin
    7. Si ce pays avait ces genres d’hommes nous ne serions pas la aujourd’hui. Des faux des méchants et flateurs entourent les decideurs.

  4. Cyprien Masumbuko Répondre

    UN CHEF DE L’ETAT. Illegitime est sans mandat. Un putshiste