Regain d’insécurité à Goma, un défi pour le nouveau maire

Le nouveau maire de Goma (Nord-Kivu), Timothée Muyisa Nkese, a pris officiellement ses fonctions ce mardi 21 février 2018 lors de la cérémonie de la remise et reprise avec son prédécesseur, Malere Mamicho. C’était dans la Salle de Pathoul de la  mairie en présence du vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutaichirwa, ainsi que des cadres et agents de l'Hôtel de Ville de Goma.

Le nouveau maire entre en fonction alors que le chef-lieu de la province du Nord-Kivu connaît un regain d’insécurité caractérisé par des attaques armées.

«La situation sécuritaire est caractérisée par des vols à mains armées, meurtre, assassinat, vol, enlèvement, noyade, incendies des maisons, accidents de circulation et autres », lit-on dans le procès-verbal qui a sanctionné la cérémonie de remise et reprise.

La société civile locale dénonce depuis un certain temps la montée en flèche des cas d'insécurité dans plusieurs quartiers de Goma. Elle avance un bilan de plus ou moins cinq personnes déjà tuées à la machette et de plus de 15 blessés, depuis janvier 2018.

« <em>Nous déplorons toutes ces attaques à la machette contre la population civile à Goma. On ne peut pas comprendre comment des bandits peuvent s'introduire dans la ville et blesser même des malades sur leurs lits d'hôpital. Des habitants des quartiers périphériques ne dorment plus aisément de peur d'être surpris par ces bandits armés qui opèrent ces derniers temps à l'instar des ADF de Beni. Nous demandons à l'autorité de tout faire en vue de mettre fin à cette insécurité</em> », a déclaré  Emmanuel Bitangalo, secrétaire exécutif permanent de la société civile santé du Nord-Kivu.

Le 5 février, des hommes armés des machettes et couteaux avaient fait incursion dans deux structures sanitaires au quartier Ndosho, ouest de la ville de Goma, et blessé 11 patients dans leurs lits d'hôpital.

L’autorité urbaine de la ville de Goma sollicite la collaboration de la population afin de lutter contre l’insécurité.

«<em>Nous avons beaucoup à faire ici à Goma. D’abord la sécurité parce qu’on ne peut rien d’autres sans la sécurité. On va voir ce qu’on pourra faire avec le concours de tout le monde. Je dois donc faire l’état des lieux mais avec le concours et la participation de toute la population, on pourra faire quelque chose</em> », a affirmé Timothée Muyisa Nkese.

L’ancien maire de Goma, Dieudonné Malere Mamicho part et laisse 85 dollars et 399 889 FC dans la caisse de l’État, 28 mois d’arriérés de salaire d’agents. La mairie doit également plus de 51 000 aux banques de la place.

<b>Jonathan Kombi</b>